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 Les plus beaux poèmes sur les animaux.

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André Laugier

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Sam 12 Aoû - 11:31

Flamme a écrit:
Oui, en effet, un poème triste et montrant l'incompréhension de ce pauvre animal !!!
C'est ignoble, inhumain de faire cela à un animal intelligent, sensible pour le seul plaisir d'aimer la souffrance !
J'espère que nous arriverons un jour a arrêter ces tortures !
bis  bisounours


Bonjour FLAMME

Le président de la République a déjà dit qu’il n’aimait pas ça à proprement mais qu’il était contre l’interdiction de la corrida parce qu’elle est ancrée dans les régions où elle est répandue. Encore une preuve de sa méconnaissance car selon les derniers sondages la corrida est rejetée par 73% des habitants des régions taurines (IFOP/Alliance anticorrida 2016).

Même dans ces régions, les gens s’opposent à la corrida! C’est important. En juin dernier, Nicolas Hulot s’est dit favorable à l’ouverture d'un débat sur l’interdiction de la corrida. Pour Thierry Hély, président de la Fédération des luttes pour l’abolition de la corrida (FLAC), celui-ci estime que c’est une bonne nouvelle et en appelle maintenant à Emmanuel Macron.
 
C’est déjà énorme qu’on puisse enfin en parler à ce niveau, surtout quand on sait que Hulot est viscéralement contre la corrida. Peut-être y a-t-il une lueur d'espoir, quand on sait que la corrida est en perte de vitesse dans le monde entier, aussi bien en Amérique Latine qu’en Espagne et qu'en France.

UN GRAND MERCI pour tous tes commentaires qui sont en parfaite harmonie avec mes propres sentiments sur le sujet.

DOUX WEEK-END À TOUTES LES DEUX.

UN "TOURBILLON" de  bibi2  bibi2  bibi2

andre







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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Sam 12 Aoû - 12:00


Émile NELLIGAN

LES PETITS OISEAUX

Puisque Rusbrock m'enseigne
À moi, dont le cœur saigne
Sur tout ce qui se baigne
Dans le malheur,
A vous aimer, j'élève
Ma pensée à ce rêve :
De vous faire une grève
Avec mon cœur.
Là donc, oiseaux sauvages,
Contre tous les ravages,
Vous aurez vos rivages
Et vos abris :
Colombes, hirondelles,
Entre mes mains fidèles,
Oiseaux aux clairs coups d'ailes,
O colibris !
Sûrs vous pourrez y vivre
Sans peur des soirs de givre,
Où sous l'astre de cuivre,
Morne flambeau !
Souventes fois, cortège
Qu'un vent trop dur assiège,
Vous trouvez sous la neige
Votre tombeau.
Protégés sans relâche,
Ainsi contre un plomb lâche,
Quand je clorai ma tâche,
Membres raidis ;
Vous, par l'immense voûte
Me guiderez sans doute,
Connaissant mieux la route
Du Paradis !





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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Dim 13 Aoû - 11:47

Je crois qu'il est Québécois car c'est le poète préféré de Lorraine !
Lorraine prend sa retraite en octobre et cette année n'a pas trop l'intention de venir en France !!! Faut avouer qu'ils tirent le diable par la queue et aimeraient bien changer de maison...mais les hypothèques ne leur laisseront pas assez d'argent pour se reloger !!! Alors,  je crois que c'est dans l'air seulement et depuis des années !
Merci André pour ton attention toujours présente !
Gros bisous à vous 3 bibi2 bibi2 bibi2

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Lun 14 Aoû - 19:29

Flamme a écrit:
Je crois qu'il est Québécois car c'est le poète préféré de Lorraine !
Lorraine prend sa retraite en octobre et cette année n'a pas trop l'intention de venir en France !!! Faut avouer qu'ils tirent le diable par la queue et aimeraient bien changer de maison...mais les hypothèques ne leur laisseront pas assez d'argent pour se reloger !!! Alors,  je crois que c'est dans l'air seulement et depuis des années !
Merci André pour ton attention toujours présente !
Gros bisous à vous 3 bibi2 bibi2 bibi2


Oui, tout à fait FLAMME. Émile NELLIGAN était un poète de Montréal. La musicalité de ses vers est très certainement l'aspect le plus remarquable de sa poésie. Il a été fortement influencé par les poètes romantiques, et son talent était indéniable. Son œuvre compte quelque 170 poèmes, sonnets, rondeaux, chansons et poèmes en prose. Ce qui est étonnant, c'est qu'il a écrit tout cela entre les âges de seize et dix-neuf ans, car il a été interné dans un asile psychiatrique peu avant l'âge de vingt ans, atteint de démence précoce, et il y est resté jusqu'à sa mort. Même en ce XXIe siècle, Émile NELLIGAN est encore considéré comme un des plus grands poètes du Québec.

DE GROS bibi2 bibi2 bibi2 ET UN GRAND MERCI pour tes fidèles lectures et commentaires, FLAMME

Douce soirée.

andre


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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Lun 14 Aoû - 19:37



Sully PRUDHOMME

LE VASE ET L’OISEAU

Tout seul au plus profond d'un bois,
Dans un fouillis de ronce et d'herbe,
Se dresse, oublié, mais superbe,
Un grand vase du temps des rois.

Beau de matière et pur de ligne,
Il a pour anses deux béliers
Qu'un troupeau d'amours familiers
Enlace d'une souple vigne.

À ses bords, autrefois tout blancs,
La mousse noire append son givre ;
Une lèpre aux couleurs de cuivre
Étoile et dévore ses flancs.

Son poids a fait pencher sa base
Où gît un amas de débris,
Car il a ses angles meurtris,
Mais il tient bon, l'orgueilleux vase.


Il songe : « Autour de moi tout dort,
Que fait le monde ? Je m'ennuie,
Mon cratère est plein d'eau de pluie,
D'ombre, de rouille et de bois mort.

« Où donc aujourd'hui se promène
Le flot soyeux des courtisans ?
Je n'ai pas vu figure humaine
À mon pied depuis bien des ans. »

Pendant qu'il regrette sa gloire,
Perdu dans cet exil obscur,
Un oiseau par un trou d'azur
S'abat sur ses lèvres pour boire.

« Holà ! Manant du ciel, dis-moi,
Toi devant qui l'horizon s'ouvre,
Sais-tu ce qui se passe au Louvre ?
Je n'entends plus parler du roi.

— Ah ! Tu prends, à l'heure où nous sommes,
Dit l'autre, un bien tardif souci !
Rien n'est donc venu jusqu'ici
Des branle-bas qu'on faits les hommes ?

— Parfois un soubresaut brutal,
Des rumeurs extraordinaires,
Comme de souterrains tonnerres
Font tressaillir mon piédestal.

— C'est l'écho de leurs grands vacarmes :
Plus une tour, plus un clocher
Où l'oiseau puisse en paix nicher ;
Partout l'incendie et les armes !

« J'ai naguère, à Paris, en vain
Heurté du bec les vitres closes,
Nulle part, même aux lèvres roses,
La moindre miette de vrai pain.

« Aux mansardes des tuileries
Je logeais, le printemps passé,
Mais les flammes m'en ont chassé,
Ce n'était que feux et tueries.

« Sur le front du génie ailé
Qui plane où sombra la bastille,
J'ai voulu poser ma famille,
Mais cet asile a chancelé.

« Des murs de granit qu'on restaure
Nous sommes l'un et l'autre exclus,
Là le temps des palais n'est plus,
Et celui des nids, pas encore. »




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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Mer 16 Aoû - 19:37


Victor HUGO

OH ! LES CHARMANTS OISEAUX

Oh ! les charmants oiseaux joyeux !
Comme ils maraudent ! comme ils pillent !
Où va ce tas de petits gueux
Que tous les souffles éparpillent ?

Ils s'en vont au clair firmament ;
Leur voix raille, leur bec lutine ;
Ils font rire éternellement
La grande nature enfantine.

Ils vont aux bois, ils vont aux champs,
À nos toits remplis de mensonges,
Avec des cris, avec des chants,
Passant, fuyant, pareils aux songes.

Comme ils sont près du Dieu vivant
Et de l'aurore fraîche et douce,
Ces gais bohémiens du vent
N'amassent rien qu'un peu de mousse.

Toute la terre est sous leurs yeux ;
Dieu met, pour ces purs êtres frêles,
Un triomphe mystérieux
Dans la légèreté des ailes.


Atteignent-ils les astres ? Non.
Mais ils montent jusqu'aux nuages.
Vers le rêveur, leur compagnon,
Ils vont, familiers et sauvages.

La grâce est tout leur mouvement,
La volupté toute leur vie ;
Pendant qu'ils volent vaguement
La feuillée immense est ravie.

L'oiseau va moins haut que Psyché.
C'est l'ivresse dans la nuée.
Vénus semble l'avoir lâché
De sa ceinture dénouée.

Il habite le demi-jour ;
Le plaisir est sa loi secrète.
C'est du temple que sort l'amour,
C'est du nid que vient l'amourette.

L'oiseau s'enfuit dans l'infini
Et s'y perd comme un son de lyre.
Avec sa queue il dit nenni
Comme Jeanne avec son sourire.

Que lui faut-il ? un réséda,
Un myrte, un ombre, une cachette.
Esprit, tu voudrais Velléda ;
Oiseau, tu chercherais Fanchette.

Colibri, comme Ithuriel,
Appartient à la zone bleue.
L'ange est de la cité du ciel ;
Les oiseaux sont de la banlieue.




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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Jeu 17 Aoû - 8:01

Quelle douceur dans ces vers, de l'admiration et de la reconnaissance à Dieu de nous les avoir crées !
Un poème qui se lit d'un trait comme on boit du petit lait !!!
bis

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Ven 18 Aoû - 17:27

Flamme a écrit:
Quelle douceur dans ces vers, de l'admiration et de la reconnaissance à Dieu de nous les avoir crées !
Un poème qui se lit d'un trait comme on boit du petit lait !!!
bis


Bonsoir FLAMME,

Je suis contant de mes choix ; il y a tellement de poèmes sur les animaux, les poissons, les oiseaux, les insectes, qu'il est souvent difficile de les sélectionner. J'opte d'abord pour ceux écrits en classique et ensuite selon les critères d'émotion qu'ils dégagent.

Ce salon est fait pour durer et tu as été parfaitement inspirée lorsque tu l'as initié.

DE GROS bibi2 bibi2 bibi2 DE NOUS TROIS.

Excellent week-end à vous deux.

andre



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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Ven 18 Aoû - 17:28



Jean-Baptiste Joseph Willart de GRÉCOURT

LE PAPILLON ET LES TOURTERELLES

Un papillon, sur son retour,
Racontait à deux tourterelles.
Combien dans l'âge de l'amour
Il avait caressé de belles :
«Aussitôt aimé qu'amoureux,
Disait-il, ô l'aimable chose!
Lorsque, brûlant de nouveaux feux.
Je voltigeais de rose en rose !
Maintenant on me suit partout,
Et partout aussi je m'ennuie ;
Ne verrai-je jamais le bout
D'une si languissante vie ? »
Les tourterelles sans regret
Répondirent : «
Dans la vieillesse
Nous avons trouvé le secret
De conserver notre tendresse ;
À vivre ensemble nuit et jour
Nous goûtons un plaisir extrême :
L'amitié qui vient de l'amour
Vaut encor mieux que l'amour même. »





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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Dim 20 Aoû - 12:38


André LEMOYNE

VOL D’OISEAUX

I.

Les cygnes migrateurs qui passent dans les airs,
Pèlerins de haut vol, fiers de leurs ailes grandes,
Sont tout surpris de voir tant d'espaces déserts :
Des steppes, des marais, des grèves et des landes.
« C'est triste, pensent-ils... Ne croit-on pas rêver
Quand, à perte de vue, on trouve abandonnées
D'immenses régions qu'on devrait cultiver,
Et qui dorment sans fruit depuis nombre d'années.
« Ceux qui rampent en bas nous semblent bien petits,
Quand nous apercevons la fourmilière humaine.
Les blancs, comme les noirs, sont fort mal répartis,
Eparpillés sans ordre où le hasard les mène.
« Ils se croisent les bras au bord des océans.
Infimes héritiers des races disparues,
Tous voudraient vivre ainsi que des rois fainéants,
En laissant aux sillons se rouiller les charrues ;
« Boire les meilleurs vins et manger tous les fruits,
S'enliser à plein corps dans les plaisirs terrestres,
Et dans un frais sommeil passer toutes les nuits,
Au murmure des flots et des grands pins sylvestres ;
« Manger, boire et dormir sur un bon oreiller,
Jouir de tous les biens en tranquilles apôtres,
Trop indolents d'ailleurs pour jamais travailler ;
Ceux qui n'ont rien chez eux prenant ce qu'ont les autres.
« Devant eux, sans rien voir, en cheminant tout droit,
Jusqu'aux pointes des caps où la mer les arrête,
Comme troupeaux bloqués dans un bercail étroit,
Ils vont... ne sachant plus où donner de la tète.

II.

« Nous, qui sommes contraints de changer de climats,
Nous avons à subir de bien rudes épreuves.
Nous saluons au vol de grands panoramas,
Monts blancs, déserts de sable et rubans verts des fleuves.
« Mais, quand nous dominons l'immensité des flots,
En mer, sous l'équinoxe au temps des hivernages.
Sans trouver pour abri quelques rares Ilots,
Il nous faut accomplir de longs pèlerinages.
« À l'exil, tous les ans, nous sommes condamnés.
Par tempêtes de neige et tourbillons de givre,
Souvent nos chers petits, les derniers qui sont nés,
D'une aile fatiguée ont grand'peine à nous suivre.
« Du froid et des brouillards, de la grêle et des vents,
Par les chemins du ciel, nous avons tout à craindre.
Paix à nos morts... l'espoir reste au cœur des vivants,
Et nous ne perdons pas notre temps à nous plaindre. »

III.

Tout s'agite à l'envers, se mêle et se confond
Chez l'homme... qui d'en bas laisse monter sa lie,
Comme un lac dont l'orage a remué le fond...
Sur le monde effaré souffle un vent de folie.




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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Mer 23 Aoû - 18:12


Vincent MUSELLI

MAIS CES OISEAUX…

Mais ces oiseaux qui volaient haut dans le soir,
En chantant malgré le vent et malgré l'ombre.
Disaient-ils point, ah, si fiers en ce décombre!
L'inexorable dureté de l'espoir.
La peur entrait dans la bête et dans la plante,
Les angoisses peuplaient l'air alentour, mais
Ces oiseaux, alors, chantèrent à jamais,
Ignorants de la lumière fléchissante.
Déjà le jour noircissait dans les roseaux,
Un deuil froid poignait les choses de la plaine,
Tout mourait, dans quel secret ! et cette peine
Était longue sur l'étang.
Mais ces oiseaux...




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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Ven 25 Aoû - 22:16

Ces signes migrateurs sont magnifiques, une bien belle poésie ! Je les regarde partir avec tristesse et venir aux beaux jours avec joie !
Quel courage ils ont !!! Je les admire et ne manque pas de les photographier à chacun de leur vol !
Merci André pour ces beaux poèmes sur nos amis les animaux !
bis app app app

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Jeu 21 Sep - 12:53


Auguste ANGELLIER (1848-1911)


LE FAISAN DORÉ

Quand le Faisan doré courtise sa femelle,
Et fait, pour l'éblouir, la roue, il étincelle
De feux plus chatoyants qu'un oiseau de vitrail.
Dressant sa huppe d'or, hérissant son camail
Couleur d'aube et zébré de rayures d'ébène,
Gonflant suri plastron rouge ardent, il se promène,
Chaque aile soulevée, en hautaines allures ;
Son plumage s'emplit de lueurs, les marbrures
De son col vert bronzé, l'ourlet d'or de ses pennes,
L'incarnat de son dos, les splendeurs incertaines
De sa queue où des grains serrés de vermillon
Sont alternés avec des traits noirs sur un fond
De riche, somptueuse et lucide améthyste,
Tout s'allume, tout luit...

... Et, sur ces yeux muants de claires pierreries
S'unissant, se brisant en des joailleries
Que sertissent le bronze et l'acier, et l'argent,
Court encore un frisson d'or mobile et changeant,
Qui naît, s'étale, fuit, se rétrécit, tressaille,
Éclate, glisse, meurt, coule, ondule, s'écaille,
S'écarte en lacis d'or, en plaques d'or s'éploie,
Palpite, s'alanguit, se disperse, poudroie,
Et d'un insaisissable et féerique réseau
Enveloppe le corps enflammé de l'oiseau.





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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Ven 22 Sep - 19:21


Auguste ANGELIER (1848-1911)

QUAND LA BLANCHE CIGOGNE…

Quand la blanche cigogne, à travers le ciel bleu,
Frappant à larges coups d'air de sa puissante aile,
Le col tendu, ses pieds roses pendant sous elle,
Vole vers les climats d'or, d'azur et de feu,

Emportée à son rêve, et buvant dans l'éther
L'ivresse des éclairs, elle perçoit à peine
Le long déroulement de l'incessante plaine,
Des fleuves, des forêts, des vallons, de la mer ;

Les champs et les coteaux, sortant de l'horizon,
Disparaissent soudain dans une fuite infime ;
Et les grandes cités, comme au fond d'un abîme,
N'existent qu'un instant et s'éloignent d'un bond ;

Un jour lui fait franchir les bornes d'un pays ;
Dans les vents quelle fend ou bien qu'elle devance,
Infatigablement son fort désir la lance
Vers les cieux aux soleils toujours épanouis.

Mais soudain son regard prodigieux a vu,
Dans la fente d'un roc, sous un pied de fougère,
Ramper le glissement furtif d'une vipère ;
Son inflexible vol d'un coup s'est abattu.

Quand sa chute s'arrête et remonte en essor,
Elle emporte, dans l'air frissonnant, le reptile,
Et, dans son bec couleur d'aurore, le mutile,
Tandis qu'en noirs replis il se noue et se tord.

Alors, songeant toujours aux éclatants soleils,
Aux longues stations au bord des eaux sacrées,
Ou sur les minarets aux coupoles dorées
Où le soir lumineux ruisselle en flots vermeils,

Joyeuse, elle reprend, à la calme hauteur
D'où les terres sans fin redeviennent lointaines,
Son vol splendide, dont l'ourlet noir de ses pennes
Isole dans l'azur l'éclatante blancheur.
__________________





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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Sam 23 Sep - 11:32



Medjé VÉZINA

MATIN

Le coq égosillé chancelle comme un pitre.
Par grands coups de clarté, le soleil cogne aux vitres
Et, dans un remuement de feuillage et d’oiseaux,
Poursuit l’aube blottie au lit vert des roseaux.

Un volet qu’on entr’ouvre éveille le village.
Voici qu’un jardin bouge, où la poule saccage
La motte que blesse un furtif éraflement.
La coccinelle court et veut obstinément

Contourner du melon la panse lisse et ronde.
Le ciel crève d’été, toute la vie est blonde.
Des dindons hébétés picorent par erreur
Le rayon, sucre d’or. Une haute chaleur,

Lasse d’avoir plané, rabat son aile chaude
Sur les maisons, le sol. La ruche entière rôde.
Sur le sein plus rosé d’un calice mignon,
Comme une bouche, s’attarde le papillon,

Pendant que le soleil, sabot lourd de lumière,
Vient gravir le perron en écrasant le lierre.
__________________

Jeanne NEIS NABERT

Si tu veux, nous irons au verger ce matin
Par le sentier moussu qu’embaumera le thym.
Il est en fleurs déjà. Les abeilles sonores
Viennent puiser le miel à ses mauves amphores
Et lourdes au rucher vibrant de leurs chansons
Reviennent apporter leurs suaves moissons.
Leur essaim sur l’air bleu se disperse et s’éploie
Au rythme bruissant de leurs ailes de soie.

Nous entendrons les coqs s’exclamer dans la cour
Et les répons lointains des fermes d’alentour.
Les yeux mi-clos, lissant leurs gorges diaprées,
Les poules au soleil s’étaleront poudrées.
J’en connais une, blanche, huppée, au bec d’or fin,
Qui piquera ta robe avec un air mutin
Pour te quêter du blé, du maïs ou de l’orge.
Tu verras sur un mur le paon qui se rengorge ;

Les pigeons violets au vol frôleur et doux
Viendront tout frémissants s’ébattre autour de nous ;
Dans la mare là-bas, comme une escadre alerte,
Les canards ruisselants se perleront d’eau verte,
Tandis qu’en éventail, gloussant avec aigreur,
Les dindons hérissés rougiront de fureur…

Viens, nous écouterons la complainte du pâtre,
Le sourd bourdonnement des machines à battre :
Tous les frissons joyeux d’un verger au réveil…
Les merles chanteront des hymnes au soleil
Et noirs petits voleurs s’enfuiront sous la branche
Quand ils verront passer ta vive robe blanche…
Viens, nous nous cacherons pour les mieux épier,
Pour entendre les nids pleins d’oiseaux pépier.

En bonnets bleus, en jabots d’or, en capes grises,
Les mésanges diront leurs prières exquises.
Les roitelets furtifs, les pinsons querelleurs,
Les bouvreuils en habit taquineront les fleurs.

Viens, tu croiras goûter des grappes de turquoises
Au fond des frais taillis parfumés de framboises…
Les arbres poseront leurs fruits sur tes genoux
Et le monde mettra ses merveilles en nous…



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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Lun 25 Sep - 19:37


Rosemonde GÉRARD

LA GRENOUILLE CHANTAIT

La grenouille chante au bord de l’étang,
Qui, sous un rayon de lune tremblote ;
Dans le crépuscule où du rêve flotte,
C’est un chant très doux et très attristant.

C’est un chant très doux et très attristant
Qui monte, - toujours une même note ;
Sur l’eau qui se moire et qui papillote,
Le roseau fluet penche en chuchotant.

Le roseau fluet penche en chuchotant,
Et la mare aux grands nénuphars clapote ;
La lune, ce soir, est un peu pâlotte…
C’est un chant très doux et très attristant.

C’est un chant très doux et très attristant
Qui monte, - toujours une même note ;
Dans le crépuscule où du rêve flotte,
La grenouille chante au bord de l’étang.

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Mar 26 Sep - 8:20

Les amis des animaux ont de bien beaux vers !!!
On peut en remercier ces poètes
bis

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Mer 27 Sep - 12:43

Flamme a écrit:
Les amis des animaux ont de bien beaux vers !!!
On peut en remercier ces poètes
bis


La sensibilité des poètes les conduit à mettre en exergue leurs plus belles émotions car, en plus, ce qu'ils écrivent est le reflet de la nature auxquels s'ajoutent la musicalité de la rime.

UN GRAND MERCI, FLAMME, pour tes très appréciées impressions.

CARPE DIEM ET UN TOURBILLON DE bibi2 bibi2 bibi2

andre



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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Mer 27 Sep - 12:44


Armand SYLVESTRE

LES CYGNES BLANCS

J’ai rencontré les cygnes blancs
Qui, leurs grandes ailes tendues,
Allongeaient vers les étendues
Leurs cous nobles et nonchalants,
— Leurs cous pareils aux bras tremblants,
Dont les caresses sont perdues.

Leur vol égal et fraternel
Battait lourdement l’air qui passe ;
Moroses, ils fendaient l’espace
Où palpite un flux éternel,
— Et leur cortège solennel
Fuyait sans y creuser de trace.

— Changez d’azur, doux exilés !
Désertez à jamais la terre.
Mais qui vous rendra le mystère
Des lacs par la nuit étoiles ?...
Frères, je vais où vous allez :
Emportez mon cœur solitaire !

Un souffle amer nous a meurtris
Et sa grande aile est déchirée :
Celle qui me fut adorée
Loin d’elle a chassé mes esprits.
— C’est elle qui nous a proscrits,
Répondit la troupe sacrée.

Nos honneurs sont ensevelis :
Nous étions la blancheur ailée
Dont, un jour, s’était envolée
L’auréole des fronts pâlis !
— Nous étions la blancheur des lis
Et de la neige immaculée.

Mais devant son corps enchanté
Nos clartés sont des ombres vaines :
L’azur frémissant de ses veines
Court au bord de son front lacté.
— Elle est l’immortelle Beauté
Faite des choses souveraines.

Devant la grâce de ses traits
Toutes grâces sont défendues.
— Fuyez seuls vers les étendues,
Doux oiseaux, et mourez après ;
Car à ses pieds je volerais
Si des ailes m’étaient rendues !




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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Sam 30 Sep - 10:24



André LEMOYNE

RÊVE D'OISEAU

Sous les fleurs d'églantier nouvellement écloses,
Près d'un nid embaumé dans le parfum des roses,

Quand la forêt dormait immobile et sans bruit,
Le rossignol avait chanté toute la nuit.

Quand les bois s'éclairaient au réveil de l'aurore,
Le fortuné chanteur vocalisait encore.

Sous les grands hêtres verts qui lui filtraient le jour,
La reine de son cœur veillait au nid d'amour.

Dans le berceau de mousse il revint d'un coup d'aile,
Impatient alors de se rapprocher d'elle.

Puis le maître divin dormit profondément...
Mais parfois il chantait dans son rêve en dormant.

« Les yeux fermés, il pense encore à moi, » dit-elle,
Heureuse d'être aimée, heureuse d'être belle.







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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Dim 1 Oct - 15:05

Même les oiseaux ont leurs rêves et aiment être en couple !
Difficile la solitude !
bis ping

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Dim 1 Oct - 19:04

Flamme a écrit:
Même les oiseaux ont leurs rêves et aiment être en couple !
Difficile la solitude !
bis ping


Hélas, comme partout en France, les populations ornithologiques y déclinent de façon alarmante. Une hécatombe silencieuse que les scientifiques tentent de faire entendre en lançant un cri d'alarme. Les pies grièches, les chardonnerets, tout comme les alouettes de champs, les perdrix rouges encore les geais et les rouges-gorges ont vu leur population diminuer de 34% entre 2003 et 2016.

Qui plaidera la cause de ce petit peuple à becs et à plumes... ?


bibi2 bibi2 bibi2 DE NOUS TROIS À VOUS DEUX.

andre



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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Dim 1 Oct - 19:06


LECONTE DE LISLE

LA PANTHERE NOIRE

Une rose lueur s'épand par les nuées ;
L'horizon se dentelle, à l'Est, d'un vif éclair ;
Et le collier nocturne, en perles dénouées,
S'égrène et tombe dans la mer.
Toute une part du ciel se vêt de molles flammes
Qu'il agrafe à son faîte étincelant et bleu.
Un pan traîne et rougit l'émeraude des lames
D'une pluie aux gouttes de feu.
Des bambous éveillés où le vent bat des ailes,
Des letchis au fruit pourpre et des cannelliers
Pétille la rosée en gerbes d'étincelles,
Montent des bruits frais, par milliers.
Et des monts et des bois, des fleurs, des hautes mousses,
Dans l'air tiède et subtil, brusquement dilaté,
S'épanouit un flot d'odeurs fortes et douces,
Plein de fièvre et de volupté.
Par les sentiers perdus au creux des forêts vierges
Où l'herbe épaisse fume au soleil du matin ;
Le long des cours d'eau vive encaissés dans leurs berges,
Sous de verts arceaux de rotin ;
La reine de Java, la noire chasseresse,
Avec l'aube, revient au gîte où ses petits
Parmi les os luisants miaulent de détresse,
Les uns sous les autres blottis.
Inquiète, les yeux aigus comme des flèches,
Elle ondule, épiant l'ombre des rameaux lourds.
Quelques taches de sang, éparses, toutes fraîches.




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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Lun 2 Oct - 8:27

Pour protéger la nature , les animaux et tous ses habitants je n'ai entendu que Mélenchon pour en parler !!! et presque à chacun de ses meetings !
Pour les animaux des fermes de même , contre les cages, la maltraitance !
Avec Macron c'est pas sa politique, ce n'est que le fric et la vente de nos sociétés ....maintenant notre TGV !!!!
Il faut que les jeunes refassent une révolution et que nous les suivons ....pas d'autre solution !
bis

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Lun 2 Oct - 12:22

Flamme a écrit:
Pour protéger la nature , les animaux et tous ses habitants je n'ai entendu que Mélenchon pour en parler !!! et presque à chacun de ses meetings !
Pour les animaux des fermes de même , contre les cages, la maltraitance !
Avec Macron c'est pas sa politique, ce n'est que le fric et la vente de nos sociétés ....maintenant notre TGV !!!!
Il faut que les jeunes refassent une révolution et que nous les suivons ....pas d'autre solution !
bis


Bonjour FLAMME,

Pour l'instant, ça "couve"... Plus longtemps on est soumis et muet, plus la révolte a des chances de jaillir subitement, arrogante et revendicatrice.

André GIDE, dans son "Journal", a écrit une phrase particulièrement révélatrice et indémodable : "Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des "insoumis".

bis bibi2 bibi2

CARPE DIEM

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Lun 2 Oct - 13:49

Quelle société !!!! On peut se faire égorger rien qu'en sortant dans la rue !!!! Les tueurs et les fous sont nos prochains !
On peut avoir peur ....
Je suis contente que mon fils reste pour le moment au Canada !!!
Bien que ...il y a eu aussi des terroristes qui agissent aussi !
C'est le monde qui est violent et malade !
bis

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Lun 2 Oct - 14:00

Voici le dernier message de Mélenchon dans son blog : L'ère du peuple !

Jean-Luc Mélenchon

En quelques heures dans la dernière semaine de septembre, le contexte du bras de fer avec le pouvoir macroniste a changé de consistance. Un nouveau contexte se dessine. Certes, l’offensive générale se confirme côté pouvoir. Mais le champ de la résistance s’est élargi du fait même des conditions dans lesquelles ce pouvoir évolue. Pendant ce temps autour de nous en Europe, la roue de l’Histoire continue son chemin de déconstruction de l’ancien monde. Dans le tohu-bohu de l’affaire de la Catalogne barcelonaise se montre une nouvelle fois la puissance des mouvements tectoniques qui affectent le vieux continent et ne le lâcheront plus avant longtemps. Car l’aveuglement des dirigeants de « l’Europe qui protège » détruira la paix et les sociétés plus sûrement que n’importe quel « populisme ». Elle le fera en nourrissant des nationalismes hier éteints, et en jetant les uns contre les autres les peuples, les régions et les catégories sociales.
Changement de contexte

C’est une étrange semaine qui vient de s’écouler. La meute a bien écorné le message de notre marche du 23 septembre en fabriquant de toutes pièces un débat fumeux sur la place du peuple dans la Libération contre les nazis. Puis le lendemain, le mouvement des transporteurs routiers a été rudement réprimé. Le pouvoir s’est donc cru tiré d’affaire, malgré la marche réussie le 28 septembre des retraités. Il n’en est rien. La volatilité de la situation est restée la plus forte. Des évènements se sont précipités et ont renforcé le camp de la résistance.

Par exemple, et ce n’est pas rien, le front syndical a changé de configuration. Force ouvrière s’est installée dans l’opposition à l’ordonnance contre le code du travail. Les cadres de la CGE CFE de même. La CGT, FSU et solidaire ne sont donc pas isolés et confinés comme le croyait acquis l’équipe Macron. C’est donc une toute nouvelle configuration qui se présente. La période jusqu’à la loi d’habilitation de ces ordonnances qui devraient revenir devant le Parlement au mois de novembre ne sera donc pas un simple bouclage.

De notre côté, comme suite aux propositions présentées en conclusion de la marche du 23 septembre, le groupe parlementaire de la France insoumise a pris en charge l’initiative des contacts avec le mouvement social. Nous avons constitué une délégation pour rencontrer l’ensemble des organisations syndicales et leur proposer de nous appeler à une action commune de grande envergure. Les contacts sont pris. Les premières dates arrêtées.

Mais il est décisif d’observer surtout les changements du contexte. Le climat n’est plus celui dont avait besoin le pouvoir. Ce n’est ni l’enthousiasme du début parmi les assaillants ni la résignation attendue parmi les agressés. La nouvelle phase de l’action va rencontrer un nouveau contexte psychologique. C’est celui qui est créé par l’annonce du projet de budget de l’État et celui sur la Sécurité sociale.

La signature politique de ces deux documents est accablante. Il s’agit d’une surenchère antisociale caricaturale. La théorie du « ruissellement » est ici appliquée avec un aveuglement consternant. Offrir 4 milliards d’allégements fiscaux directement ciblés en faveur de l’oligarchie la plus concentrée dans le capital financier est si stupéfiant ! Et cela se produit la semaine ou deux fleurons de l’industrie française sont bradés, faisant apparaître l’incapacité absolue du capitalisme français de prendre en charge quoi que ce soit de l’intérêt collectif du pays. Car les chantiers de l’Atlantique sont mis en vente pour 80 millions avec un carnet de commande plein pour dix ans par exemple. Et le TGV pour bien peu également. Mais cela se fait dans l’indifférence absolue de ces millionnaires qui ont pourtant en France le record d’Europe de distribution des dividendes.

L’opinion est donc sous le double choc du sentiment d’un abus social et d’une humiliation nationale. Le pouvoir, qui croit sa propagande et la clameur des médias qui lui sont voués, ignore la profondeur du choc ainsi reçu. Il modifie pourtant les conditions dans lesquelles les gens se représentent la légitimité de ce pouvoir. En organisant nos casserolades, nous savions que nous organisions une « tenue de tranchée » entre deux vagues d’assaut. Les retours de terrain montrent une exaspération élargie. Les agressions sans pause contre nous ont également joué a plein leur rôle fédérateur pour fortifier la cohésion de notre espace politique. Mais surtout, il existe une prise de conscience populaire d’être agressés de tous les côtés à la fois. Elle se nourrit aussi des craquements qui s’observent dans les structures les plus traditionnelles qui font la stabilité de l’Etat. Ainsi quand les présidents de régions font sécession à la conférence des territoires, lorsque l’association des départements de France refuse de prendre place dans le plan d’économies gouvernementales, ou quand 2000 CRS se font porter malades et que le président de la République n’a plus de motards pour l’escorter à Marseille.

Je ne crois pas que l’intervention d’Edouard Philippe sur « France 2 » ait conforté l’image de stabilité du pouvoir en place. Aucun Premier ministre ne peut tenir sérieusement son rôle quand une photo le montre absent d’une séance de signature emblématique de la nouvelle politique en œuvre. Et encore moins s’il ne sait pas si son propre gouvernement soutien ou non un accord de libre échange aussi décisif que le CETA. Pourtant, deux jours plus tard, le ministre concerné jure ses grands dieux que l’accord sera approuvé et défendu bec et ongles. Que s’est-il passé entre deux ? Qui a décidé ? Plus tard dans l’échange, le Premier ministre ne tranche pas non plus s’il compte fermer ou non les réacteurs nucléaires en fin de vie quarantenaire. Pourtant Nicolas Hulot prétendait en fermer 19. Philippe se contente de dire que l’agence pour la sécurité du nucléaire donnera son avis le moment venu. Mais ce n’est pas le sujet. Encore une fois, la faiblesse ne vient pas de l’homme mais du système qu’il est censé représenter.

Dans ce système, l’hyper-présidentialisation affichée avec le discours du Congrès de Versailles la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre aura bien fonctionné comme un manifeste politique. Le Premier ministre, dans cette construction, n’est rien, et cela ne peut pas s’ignorer. Il était important pour moi d’en faire la démonstration par mes interpellations dans un face à face où il lui fut impossible de trouver un  prétexte sur la forme de mon propos pour effacer mon message, comme d’habitude. On a vu que le Premier ministre était autant empêtré par sa situation que par sa politique.

Au total, mon diagnostic est que le bras de fer avec le pouvoir n’est pas tranché. La nouvelle donne syndicale et l’impact négatif du projet de budget sont à l’œuvre désormais. Le lâchage de dernière minute du PS qui décide d’entrer dans le combat complète l’isolement qu’il est nécessaire de construire autour du pouvoir macroniste. Il devrait creuser aussi les contradictions de ce parti à l’intérieur de ses groupes parlementaires lourdement divisés a propos du nouveau pouvoir. Que le pouvoir soit identifié à sa nature de droite libérale est une condition essentielle pour la suite de l’action et pour réunir les conditions de sa défaite politique le moment venu. Le tableau se met en place. Les opportunités de la lutte sont donc entières. Il n’y aura donc pas de cessez-le-feu.
L’Europe allemande, hélas !

Le résultat des élections législatives en Allemagne est un événement dont l’onde de choc n’est pas près de se disperser. Dans ce pays aussi, le dégagisme s’est exprimé. Naturellement, cela se passe dans les conditions d’un pays où l’amortisseur générationnel joue à plein pour amoindrir tous les tranchants : peu de jeunes, beaucoup de personnes âgées très conservatrices et apeurées.

Les deux partis pivots du système ont subi un énorme revers électoral. Ils sont descendus en dessous de leurs seuils historiquement les plus bas. S’agissant de la social-démocratie, la pente est continue, en phase avec la dégringolade générale dont le logiciel programmatique est devenu totalement obsolète.

La progression des petits partis est la forme essentielle d’expression du désaveu qui a touché les grands. Et l’extrême droite a fait sa percée. Tout est lié. Pourtant en Allemagne comme en France la caste dominante semble saisie de stupeur. Elle l’est là-bas comme ici parce qu’elle aussi a cru à sa propre propagande. La grande coalition de la droite et des sociaux-démocrates a permis d’obtenir de longues années de ce qu’ils appellent la « stabilité ». C’est-à-dire, en réalité, un verrouillage implacable interdisant toute expression indépendante des salariés dont les droits ont été méticuleusement piétinés pendant toute la période. Dans les mêmes conditions, ce pays de personnes âgées a vu se produire une hémorragie de 25 000 jeunes par an le quittant sans un mot de protestation publique. Il a vu sa population décliner, sa pollution augmenter, son industrie continuer à se concentrer dans quelques branches d’activités, son appel à l’immigration présenté comme le recours absolu à sa dépopulation, sans une pause pour en débattre.

Comme d’habitude, la grande coalition, appuyée sur un couvercle médiatique absolu, a pu penser qu’il n’y avait aucun désaccord. Et même qu’un grand consensus existait comme l’affirmaient les commentateurs français. Tout cela parce qu’il ne restait plus aucun espace de contestation possible. La caste a pu croire qu’elle n’en paierait donc jamais le prix. À présent, c’est une page toute nouvelle qui commence. Toutes les tares soigneusement masquées par la propagande enthousiaste de toute l’Europe vont apparaître au grand jour. D’abord celle qui concerne la faiblesse des équipements publics et des installations collectives de l’Allemagne comme résultat d’une politique aberrante de diminution du budget public et de refus d’investissement. Mais on va voir surtout quel mélange terrifiant donnera une population vieillie et craintive combinée à une population immense de pauvres et de salariés sous-payés.

L’extrême droite a fait une percée sur la question de l’immigration nous dit-on. C’est rarement aussi simple. En tout cas elle a fracassé le consensus que la droite et les sociaux-démocrates avaient répandu dans les têtes comme une drogue. L’immigration n’a pu prendre cette importance dans le débat qu’en raison de la violence du dénuement qui s’y trouve déjà et de l’opposition de chacun contre tous qui est la signature de ce type de situation.

À mes yeux, l’évidence est de retour : l’Allemagne va redevenir un sérieux problème pour l’Europe. Mais a-t-elle jamais cessé de l’être ? L’égoïsme de la caste dominante allemande est certainement le plus aigre et le plus violent de toute l’Europe. Le mauvais feuilleton de l’esprit dominateur de la caste en Allemagne a repris à la fin des années quatre-vingts avec l’annexion de l’Allemagne de l’Est par l’Ouest. Il a été payé un prix exorbitant partout Europe et d’abord par la France. Nous avons connu des années de taux d’intérêt exagérés du seul fait d’une décision allemande unilatérale d’annexer son voisin et de créer une parité monétaire absurde entre la monnaie circulant à l’Est et à l’ouest. Puis, sous l’autorité de Gerhard Schröder l’Allemagne s’est lancée dans une politique de déflation salariale  qui lui a permis de cumuler sur le dos de tous ses partenaires des excédents commerciaux monstrueux. Après ces deux épisodes de très mauvais voisinage a commencé cette période terrible ou Merkel et Schäuble ont posé un talon de fer sur la gorge de tous les pays : la règle d’or et les politiques d’austérité publique.

L’inconscience et l’irresponsabilité des dirigeants français est la principale cause de ces comportements. En effet, les gouvernements allemands n’ont fait que défendre l’intérêt de leur pays compris au sens le plus étroit. Mais les dirigeants français étaient obnubilés par le fait que, grâce aux directives allemandes présentées comme des nécessités européennes, ils obtiendraient des reculs du salariat le plus résistant d’Europe : les Français. Ils ont donc tout cédé, tout abandonné et renforcé sans cesse l’arrogance du gouvernement allemand. Deux présidents français successifs ont donné ce très mauvais signal : Sarkozy avec le traité de Lisbonne après le vote « non » au référendum de 2005, François Hollande avec le traité budgétaire après avoir dit qu’il le renégocierait.

Lorsque j’ai publié mon livre Le Hareng de Bismarck, je fus accablé par les sarcasmes de la bonne société médiatico-politique. Ce serait de la germanophobie, Bla-Bla-Bla. L’infâme Cohn-Bendit prétendit même avoir lu sous ma plume le terme de « boche ». Ce fut une des premières manifestations de cette méthode qui sera ensuite généralisée. Un indigné de circonstance dit avoir lu ceci ou cela et toute la bande des bavards à gages sort de sa boîte pour hurler en cadence. S’agissant de l’Allemagne, c’est frappant. Tous ceux qui se sont risqués à une critique ont eu droit à ce traitement : Montebourg, Bartolone, combien d’autres autant que moi ?

Pendant ce temps, en Allemagne, les dirigeants et les journalistes ne se sont jamais privés d’injurier lourdement l’Europe du sud. Cela rajoute à la séduction que ces gros lourdauds exercent sur la caste française qui a pour coutume de regarder de haut le sud et les méridionaux en général. Ici, il est vrai que les couches profondes de la caste sont épaisses : aux traces ineffaçables de la collaboration s’ajoute la traditionnelle haine du peuple qui est un des apanages étranges de la germanophilie française. Celle-là même qui lui faisait dire « plutôt Hitler que le Front Populaire ». Haine dont on a vu qu’elle pouvait aller jusqu’au révisionnisme quand ceux-là nient le rôle de la résistance populaire dans la lutte contre les nazis comme ils viennent de le faire pour nous flétrir.

Comme on le sait dorénavant, Merkel doit composer une coalition pour pouvoir gouverner. Le SPD (PS) ne veut plus de la grande coalition. Mais cela n’a aucune importance. La disqualification de la « gauche » allemande est certes moins avancée que celle de la France, mais la pente est la même. Die Linke a échoué à apparaître comme une alternative tant soit peu crédible. Les anciens bureaucrates du PC de l’Allemagne de l’Est ont pesé de toutes leurs lourdeur et combines avec les sociaux-démocrates tout au long de la mandature et encore pendant la campagne électorale. Exactement comme au groupe GUE du Parlement européen, qu’ils étouffent aussi lourdement qu’à la tête du PGE, car dans ce domaine tout est à eux.

Le centre de gravité de la sphère politique officielle est donc lourdement ancré à droite. Mais le soubassement de la société a commencé sa fragmentation selon ses propres voies. Les forces politiques en présence n’en captent rien. C’est pourquoi l’extrême-droite a devant elle quelques belles années. En effet, elle assume sa compétition avec la droite elle-même sans s’embarquer dans des compétitions auto-bloquantes sur la gauche, comme cela fut pratiqué en France par le FN. Dès lors, la CDU-CSU va marcher sous le fouet et dans une surenchère à droite. Comme d’habitude, la caste française s’alignera. Plus que jamais ce sera cette « Europe Allemande » que seuls les Allemands ont le droit de montrer du doigt. Et l’Allemagne une nouvelle fois va rendre l’Europe imbuvable.
Les frontières et l’Europe

Pendant la campagne de l’élection présidentielle, j’ai proposé qu’existe une conférence permanente sur les frontières en Europe. À l’époque, le point de départ était la situation créée par l’adhésion de la Crimée à la Russie dans le cadre des événements de l’Ukraine. À l’époque, l’opinion de la caste était chauffée à blanc par le sentiment anti-russe. On ne pouvait parler de rien. Dans la mesure où j’avais été assimilé à un partisan de Vladimir Poutine, tout ce que je disais était immédiatement interprété dans la version la plus fantasque.

Bien sûr, depuis, la situation s’est bien stabilisée. Le gouvernement français et le président Macron ont pratiquement repris au mot près ce que je disais à propos des solutions à la situation en Syrie. La réception de Vladimir Poutine à Versailles est passée par là. Mais la question que je voulais poser demeure. Que fera-t-on en Europe quand des frontières bougent ? Assez stupidement, mes détracteurs de l’époque m’accusèrent de vouloir remettre en cause ces frontières. Naturellement, il n’en était rien. Puis je partais de l’idée que puisqu’elles avaient bougées, comme c’était le cas en Ukraine, alors la question se poserait de nouveaux à toute l’Europe. J’évoquais l’éventuelle sécession de l’Écosse et de la Catalogne, mais peut-être aussi demain de la Flandre et de la Wallonie. Depuis s’est ajouté la question de l’Irlande en raison du Brexit et du rétablissement de la frontière entre les deux Irlande. Et ainsi de suite.

La situation en Catalogne a ramené ma question sur le devant de la scène. On remarquera qu’elle se règle sans débat, par la force. L’Union européenne a dit qu’elle soutiendrait Madrid contre Barcelone. De son côté, la maire de Barcelone demande à l’Europe d’intervenir dans le litige. Naturellement, rien n’est prévu. On aurait tort de croire à une situation isolée. Naturellement la question de la Catalogne espagnole se pose dans les conditions particulières de l’Histoire de ce pays. Pour autant, selon moi, il est significatif que la crise éclate avec cette violence au moment où la mise en œuvre des directives européennes en Espagne ont tendu toutes les relations internes de ce pays. Autrement dit, les fractures actuelles repassent sur les vieilles cicatrices.

On aurait tort de croire qu’une telle configuration ne concerne que l’Espagne. On ne peut oublier qu’aux dernières élections législatives, le corps électoral en Corse a donné trois députés aux autonomistes sur quatre élus. Beaucoup d’esprits étroits oublient que l’Italie ou l’Allemagne sont des États-nations très récents. Et si l’on va vers les frontières de l’Est, on ne trouve que les Eurobéats français pour avoir oublié que la Slovaquie et la Tchéquie se sont séparées, d’une part, et, d’autre part, que l’interdiction d’enseigner dans une autre langue que l’ukrainien en Ukraine ne se contente pas de viser la minorité russe du Donbass mais également les Polonais, les Hongrois et quelques autres en Ukraine qui se vivent dorénavant comme des minorités opprimées.

C’est pourquoi j’écris de nouveau ces lignes. Le temps des polémiques et des injures absurdes inventées pour nuire dans une compétition électorale est dorénavant derrière nous. Peut-être peut-on à présent parler sérieusement d’un sujet qui finira par concerner la France, sa sécurité et son voisinage. S’il n’existe aucune voie pacifique proposée et encadrée par la communauté internationale, ces sortes de questions ne peuvent se régler autrement que par la force. Il n’y a pas d’entre-deux.

Poser la question, ce n’est pas souhaiter le problème, n’en déplaise à mes adversaires. Leur ignorance leur fait méconnaître que les accords d’Helsinki de 1975, toujours en vigueur, affirment que les frontières peuvent bouger dans le cadre d’un consentement des parties concernées. Ce consentement ne peut se constater sans que des règles aient été énoncées pour le vérifier. J’y reviens donc. Il existe un cadre commun de la Méditerranée à l’Oural : l’OSCE.

La question des frontières ne se limite pas aux aspects culturels du sujet. Elle implique directement et immédiatement la question de la sécurité des États dans ce qu’ils ont de plus intrinsèquement constitutifs. Les générations dirigeantes actuelles n’ont aucune perception sérieuse sur le sujet. Le dernier événement dans ce domaine est considéré par eux comme un sujet exotique. L’explosion de l’ancienne Yougoslavie ne semble avoir laissé aucune trace dans les esprits. Au lieu d’un pays, on en a dorénavant sept et un d’entre eux est une invention dont la création est un précédent explosif : le Kosovo. 400 000 personnes sont mortes dans cette aventure. N’est-il pas frappant que le président de la République n’en ait pas dit un mot dans cette étrange allocution de la Sorbonne ? Au contraire, il s’est engagé de façon plus aveuglée que jamais dans une vision d’intégration européenne anti-nationale. On l’a  entendu plaider à la fois la « souveraineté européenne » contre la souveraineté nationale, puis la disparition des commissaires européens « issus des grands pays » avant d’aboutir à une « défense européenne », liée a l’OTAN, des plus évaporées.

Pour ma part je n’oublie ni les permanences de l’Histoire, ni ce fait qu’elle a toujours été tragique en Europe. Il est temps de faire l’Histoire avant de se laisser défaire par elle.

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Mar 3 Oct - 19:47


Que de vérités dans ce discours ! Enfin Jean-Claude MAILLY vient de sortir de sa torpeur et rejoint enfin le collectif des autres syndicats pour le prochain mouvement de grève. Il est évident que si les partisans de MÉLANCHON font de même, comme annoncé, l'ampleur de la manifestation prendra une autre dimension.

MERCI pour ta copie de cette intervention qui a retenue toute mon attention, FLAMME.

DOUCE SOIRÉE ET UN NUAGE DE bis À VOUS DEUX DE NOUS TROIS.

andre



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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Mar 3 Oct - 19:50

Robert DESNOS

LA COCCINELLE

Dans une rose à Bagatelle
Naquit un jour la coccinelle.
Dans une rose de Provins
Elle compta jusqu'à cent-vingt.
Dans une rose à Mogador
Elle a vécu en thermidor.
Dans une rose à Jéricho
Elle évita le sirocco.
Dans une rose en Picardie
Elle a trouvé son Paradis :
Coccinelle à sept points,
Bête à bon Dieu, bête à bon-point
__________________

Victor HUGO

LA COCCINELLE

Elle me dit : Quelque chose
Me tourmente. Et j'aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J'aurais dû - mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche,
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l'insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche franche était là :
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s'envola.

- Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l'insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l'homme.
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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   Mer 4 Oct - 15:00

Une excellente morale sur le très beau poème de Hugo !
Il a eu ni l'insecte ...ni le baiser ! sourir
Merci André pour ces jolis poèmes bien souvent inconnus ! bibi2

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MessageSujet: Re: Les plus beaux poèmes sur les animaux.   

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