LE COIN POÉTIQUE DE FRIPOU



 
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 La fée et le berger

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Lucienne MARTEL

Lucienne MARTEL

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MessageSujet: La fée et le berger   La fée et le berger EmptyMer 20 Mar - 7:18

La fée et le berger

Il y a fort longtemps, vivaient des fées en bord de rivière. Elles s’étaient dissimulées dans une grotte de montagne à l’abri du regard humain. L’entrée de ce domaine scintillait de mille feux qui éclairait d’une douce et apaisante clarté. Des pierres de toute beauté en ornementait l’huis. Ces fées étaient parées de merveilleuses robes de mousseline, brodées de pierres précieuses en entrelacs de dentelles et de lisères de soie et de satin. Leurs magnifiques chevelures blondes et bouclées étaient parsemées de paillettes brillant au soleil.
Elles possédaient d’immenses pouvoirs magiques qu’elles offraient aux gens dans le besoin sans qu’ils ne le sachent. Elles priaient souvent le ciel afin que l’astre soit chaud et radieux pour les moissons et en pleurs pour les semences. Ainsi, les paysans du coin avaient toujours d’excellentes récoltes. Et les chasseurs et pêcheurs trouvaient gibier et poissons à profusion.
Elles sortaient très peu, juste lorsque la lune était claire, pour aller au bord de l’eau, purifier leurs habits très délicats et en rehausser la brillance des poussières d’étoiles et des plumetis d’or. Elles tapotaient avec grande dextérité leurs vêtements avec un superbe battoir en vermeil en se servant de Dame Sélène pour les blanchir et des galets pour les sécher à ses reflets argentés. Mais, toutes ne participaient pas à ce grand lessivage. Il en restait toujours une de garde pour surveiller et pour alerter d’une présence intruse.
Un soir de belle lune, un jeune berger, en manque de sommeil, décida d’aller se promener au bord de l’eau. S’étant assis au pied d’un arbre pour s’y reposer, il écoutait avec attention les bruissements de la nature. Il admirait la lune miroiter dans la rivière en vaguelettes dorées. Puis, très las, il finit par s’assoupir, bercé par le chant des oiseaux nocturnes et le croassement des grenouilles et crapauds.
Mais la fée veilleuse l’aperçut de loin et s’approcha silencieusement près du jeune homme endormi. Il n’a pas l’air méchant, se disait-elle et il est bien charmant et, dans sa profonde torpeur, il a l’air de me sourire.
Hélas, l’énorme bruit d’un batracien le réveilla soudain.
Aussitôt, elle donna le signal à ses sœurs et elles s’en retournèrent prestement à l’abri de leur habitat.
Néanmoins, le juvénile pastoureau eut le temps de s’émerveiller devant ce spectacle féérique et de ressentir le regard doux et tendre de la jeune imprudente penchée sur lui. Il rentra aux pénates tout guilleret mais mit beaucoup de temps à se rendormir. Le lendemain, tout en gardant son troupeau, il repensa à la scène de la veille. Il était persuadé que ce n’était pas un rêve, encore moins une illusion. C’est ainsi qu’il attendit la pleine lune pour retourner au pied de l’arbre. Mais, après plusieurs essais infructueux, il devint sceptique sur cette apparition. Celle qui le hantait de jour comme de nuit n’apparut plus et il était désespéré. Mais, en une nuit lumineuse, le miracle se reproduisit alors qu’il ne dormait pas. Il vit les fées descendre à la rivière, chaperonnée par la benjamine. Cette dernière l’aperçut et de donna pas l’alerte. Elle avait aussi des sentiments pour lui, à trouver le temps long de ne l’avoir revu. Elle s’approcha doucement pour ne pas l’effrayer et ils furent aussitôt éblouis l’in par l’autre. Mais l’heure était au départ, déjà l’aube se levait. Ils promirent de se revoir mais, sous condition pour le pâtre : ne pas la suivre, n’en parler à personne et surtout ne pas la toucher au risque de perdre ses pouvoir magiques et de disparaître à tout jamais. C’est ainsi que les tourtereaux se retrouvèrent les soirs d’été en lune claire. Seulement, le temps passant, le berger devint plus pressant. Et, un soir où l’astre de la nuit était plus brillant qu’à l’ordinaire, le gardien de moutons voulut l’embrasser. En un éclair, les fées disparurent et il ne les revit jamais plus. La prédiction s’était réalisée.
De nos jours, il n’est pas rare d’apercevoir de jeunes amoureux se promener, en soir de belle lune, du côté de la fraîche rivière. Ne sait-on jamais, si les fées y revenaient ?

Lucienne le 29.12.2013
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Flamme
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Flamme

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MessageSujet: Re: La fée et le berger   La fée et le berger EmptyLun 25 Mar - 10:09

Voir, se parler et aimer sans se toucher...c'est un supplice sourir même pour un conte de fée clin2
Jolie histoire devenue trop humaine !
bis2

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Lucienne MARTEL

Lucienne MARTEL

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MessageSujet: Re: La fée et le berger   La fée et le berger EmptyJeu 4 Avr - 13:43

Bonjour et merci de m'avoir lue, Babette et d'avoir apprécié. C'est un vieux conte que j'ai ressorti des archives et que j'ai quelque peu restauré dans la forme sans toucher au fond. Belle journée à vous. Bisous
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