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 La poésie lyrique (Marius LAUGIER)

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André Laugier

André Laugier

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MessageSujet: La poésie lyrique (Marius LAUGIER)   La poésie lyrique  (Marius LAUGIER) EmptyLun 11 Mar - 18:59



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Marius LAUGIER

LA POÉSIE LYRIQUE

J’ai lu Montaigne, Shakespeare,
Rabelais dont il s’inspire,
Les bons comme les mauvais,
Les grands, les petits poètes,
Les histoires, les bluettes,
Enfin, ce que je pouvais.

Passant par l’esprit classique,
Altéré d’antiquité,
J’ai scandé cette musique
Dans un air de bucolique
Près de la réalité.

Disparaissez, mes émules,
Virgile, Horace, Chénier ;
Fuyez avec vos férules,
Vos remontrances sont nulles,
Vous ne pouvez le nier.

Enfourchant, d’un bond, Pégase,
Je demeurais en extase
En présence d’Apollon
Qui me tendit une lyre,
Avec son royal sourire,
En m’appelant par mon nom.

Au pied de son trône immense
Je remarquai la présence
De Schiller, Goethe et Byron,
D’Hugo, Musset, Lamartine,
D’une pléiade divine
De poètes en renom.

La cohorte romantique,
Jeune, donnait la réplique
Au colossal monument
Classique en sa pure forme
Dont quelque chose d’énorme
Choquait son tempérament.

Les trois unités, dit-elle,
En dilatant la prunelle,
C’est beau, mais il ne faut pas
Qu’avec leur dédain superbe,
Sous les pieds, me coupant l’herbe,
Me fauchent pour le trépas.

Otez, supprimez ce lange
Qui donne une forme étrange
A ce corps enveloppé
D’une fine bandelette,
Montant des pieds à la tête,
Dont il est encore drapé.

Il faut qu’il se sente libre :
Sous la main qui le délivre,
Fécondant ses qualités,
Donne au monde se mesure,
Et pendant longtemps l’assure
D’autant de réalités.

Ne prolongez pas le doute,
Lorsque votre oreille écoute,
L’œil tourné vers l’avenir :
Ayez foi dans l’espérance
Où l’âme, seule, s’élance
Sans pourvoir y parvenir.

Poursuivez cette lumière,
Qui ferme votre paupière,
Avec les yeux de la foi ;
Montez, montez vers la source,
N’arrêtez pas votre course
Pour vous demander pourquoi.

L’éternité vous commande
De ne faire de demande
Que vous ne soyez admis,
Confondu dans le système
Où va tout ce que l’on aime
Quand le bon Dieu l’a permis.

Et si le doute demeure
Même au seuil de leur demeure,
Si les convives néants
N’ont plus une forme humaine,
Il faudra fuir leur domaine,
Revenir vers les vivants,

Inculquer dans leur mémoire
Que la mort n’a plus d’histoire,
Qu’à sa borne tout finit :
Mausolée ou pyramide,
Simple tombeau, terre humide.
Dieu, quand même, les bénit.

Écrit à Marseille, le 19 mai 1950.



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